orpaillage

L’or est présent partout sur la planète. On le trouve autant sur la terre que dans les océans. Vous penserez donc qu’il est facile d’en trouver, cependant, il est tellement dispersé qu’il est difficile d’en obtenir en grande quantité. C’est cette rareté qui en fait sa valeur. Il existe différentes techniques de recherches et d’exploitation de l’or, nous allons nous intéresser à l’une des plus anciennes : l’orpaillage.

De l’or dans l’eau

L’or est donc un métal rare que l’on trouve dispersé un peu partout dans le monde. À l’état naturel, il se trouve généralement associé à un minéral : le quartz. Ensuite, la nature fait son travail, les montagnes s’érodent sous l’action de l’eau et du vent, et le quartz contenant de l’or se réduit en petits morceaux qui sont emportés par les rivières. L’or étant un métal lourd, va se déposer naturellement dans le sable à des endroits bien précis des rivières : les placers.

Il existe deux types de placers :

  • Les placers de berge : l’or s’y dépose avec le sable.
  • Les marmites : petits creux dans les cours d’eau où l’or se dépose en plus grande quantité.

En quoi consiste l’orpaillage ?

L’orpaillage c’est le fait de rechercher de l’or dans les cours d’eau. Les personnes qui recherchent de l’or sont appelées orpailleurs et surnommées les chercheurs d’or.

Il existe plusieurs techniques d’orpaillage :

  • La bâtée : c’est un outil qui ressemble à une assiette ou un chapeau chinois qui permet de séparer l’or du sable. L’orpailleur y place une poignée de sable avec de l’eau, effectue un mouvement bien précis et élimine petit à petit les grains de sable pour récupérer l’or.
  • La rampe de lavage : l’orpailleur installe une rampe légèrement en pente au dessus d’un placer assez riche dans le sens du courant. La rampe est garnie de tapis ou de traverses en bois. On place une quantité importante de sable en amont qui sera entraîné dans la rampe avec le courant. Le tri se fera alors naturellement dans les traverses ou sur les tapis, les particules se placeront plus ou moins loin en fonction de leur masse et l’or pourra donc être séparé du sable.
  • Le mercure : le mercure à pour propriété d’amalgamer l’or, et est utilisé pour récupérer jusqu’aux plus petites poussières d’or. Avec cette technique, les paillettes d’or se collent les unes aux autres puis au mercure ce qui facilite ensuite son tri et sa séparation avec le sable.

En ce qui concerne les termes techniques, voici les mots à retenir :

  • Une pépite : c’est un morceau d’or assez épais pour être tenu entre deux doigts.
  • Une paillette : c’est un très petit morceau d’or plat qui mesure moins d’un centimètre.
  • Le ciel étoilé : c’est une expression utilisée par l’orpailleur lorsqu’il aperçoit une belle quantité de paillette d’or au fond de sa bâtée.
  • Le pan : c’est une sorte de poêle qui servait aux chercheur d’or américains de séparer les paillettes d’or des petits cailloux.
  • Le tamis : c’est une grille permettant de faire un tri grossier.

L’histoire de l’orpaillage en France

Nos ancêtres les Gaulois vouaient un vrai culte à l’or. Ils fabriquaient des colliers massifs, des bagues et même des cuirasses en or. L’abondance de ce métal précieux avait rendu la Gaule célèbre à tel point que César l’appelait “Gallia Aurifera

Les Gaullois orpaillaient avec profit leurs rivières, en utilisant des méthodes simples pour séparer l’or des sables prélevés dans les cours d’eau. Cette tradition s’est maintenue pendant plusieurs siècles dans les campagnes françaises, en procurant à certains un complément de revenus.

Aujourd’hui l’orpaillage est une activité réglementée, et il n’existe quasiment plus aucun orpailleur professionnel. L’orpaillage se pratique aujourd’hui plutôt en tant que loisir. Il existe des associations qui vous proposent des stages de découverte ou même des formations pour vous initier à l’orpaillage. Mais attention si vous êtes curieux et que vous souhaitez vous lancer dans l’aventure seul, il faut être bien informé car n’importe quel bout de rivière a un propriétaire et, sans autorisation et déclaration auprès de la préfecture, vous risquez une amende voire des peines plus graves.

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Avez-vous déjà essayé l’orpaillage ?